Une halle jugée inadaptée au début du XIXe siècle
Au début du XIXᵉ siècle, la vieille halle située sous le palais de justice apparaît de plus en plus inadaptée pour accueillir le marché aux grains. Trop sombre, étroite et mal agencée, elle rend difficiles à la fois la circulation, l’appréciation des quantités de blé et la surveillance des transactions.
L’échange présenté ici, entre le préfet et le maire en mai 1819, illustre bien ces limites. Le maire y décrit un bâtiment où « l’obscurité » empêche d’évaluer correctement les tas de grain et où l’exiguïté favorise les désordres. La police, dit-il, ne peut surveiller ce qui se passe « dans les différentes travées ».
Ces défauts, révélés de manière aiguë lors de la disette de 1811, ont conduit l’administration à déplacer le marché à l’extérieur chaque fois que le temps le permettait, afin de garantir des transactions plus transparentes et équitables.
Dès 1819, l’inadaptation de l’ancienne halle est donc clairement reconnue : le marché blésois ne pourra durablement fonctionner que dans un nouvel espace, plus vaste et mieux conçu.
