Un choix difficile dans une période marquée par des bouleversements politiques
Face à l’hésitation de la commission municipale, le conseil décide de demander l’avis du Conseil général des Bâtiments civils, instance parisienne chargée de juger les grands projets publics. Réuni en avril 1846, ce conseil écarte plusieurs propositions jugées trop faibles et se prononce finalement pour le projet de Jules de la Morandière, dont il souligne la simplicité des lignes, la cohérence de la circulation et l’élégance des façades. Il précise néanmoins qu’un certain nombre d’améliorations devront être apportées au projet initial pour répondre complètement aux besoins de la municipalité.
En outre, la mise en œuvre traîne. Les crues de la Loire en 1846, puis la Révolution de 1848 et le changement des équipes municipales bousculent les priorités. Il faut reconstituer les commissions, reprendre les dossiers, revoir les devis à la hausse. Au fil des délibérations de 1848, le conseil confirme cependant le choix de l’emplacement et celui de l’architecte, désormais nommé architecte de la ville.
