André Aubert (1905-1987)
Né à Montrouge d’un père architecte, il effectua ses études à l’École des Beaux-Arts dans les ateliers André et Pontremoli, puis fut architecte diplômé par le Gouvernement.
Premier second Grand prix de Rome d’architecture en 1932, il remporta, en 1934, le concours pour le Musée d’Art moderne de Paris (en collaboration avec Dondel, Viard et Dastugue).
L’année suivante, il fut lauréat du concours des Bâtiments civils et palais nationaux. C'est à ce titre qu'il exerça une part importante de son activité professionnelle, notamment pour le compte du Ministère de l’Education nationale et du Ministère des Postes et Télécommunications.
Parallèlement à la commande publique, il construisit des bâtiments très divers (logements, bureaux, usines, etc.) pour des maîtres d’ouvrage privés.
Trois de ses édifices, tous dans les Hauts-de-Seine, ont retenu l’attention de la critique : le groupe scolaire des Blagis à Sceaux (en collaboration avec Paul Herbé et Jean Le Couteur) qui lui valut l’Équerre d’argent en 1962, et les sièges sociaux de Saint-Gobain à Neuilly (1962) et de la Société de produits alimentaires et diététiques à Courbevoie (1965).
Il fut architecte en chef de la reconstruction de Blois (et de Vendôme) à la suite de Charles Nicod et réalisa : l'école maternelle rue des Remparts, l'école primaire rue d’Angleterre, la piscine Saint-Jean (en association avec Lucien Joubert), le lycée Augustin-Thierry (internat), l'établissement du secteur sauvegardé de la ville.
Deux de ses projets furent abandonnés : l'hôtel de ville (1937) & le centre d’action culturelle (1971).
| André Aubert. © Académie d’architecture / Cité de l’architecture et du Patrimoine / Archives d’architecture du XXe siècle. |
